Pino Pascali
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Italy (Bari 1935 - Roma 1968 ) - Œuvres Wikipedia® - Pino Pascali

Sotheby's /6 oct. 2005
700 000,00 € - 900 000,00 €
796 000,00 €
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Pinopascali

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Dans le catalogue
234Quelques Oeuvres de Pino Pascali
Extrait entre 234 œuvres dans le catalogue de ArcadjaPino Pascali - Sherlock Holmes
Original 1963
Vente aux Enchères:
Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan -7 déc. 2010
- Paris
Numéro de lot:
203
D'autres OEUVRES aux enchères
Description:
Pino PASCALI
(1935-1968)
SHERLOCK HOLMES, étude pour le filmcouleur "Cartasana", 1963
Crayons de couleur sur papier
signé en bas à droite
Authentifié au dos par Monsieur Sandro Lodolo
h: 28 w: 22 cm
Commentaire : Un certificat de Monsieur Lodolo sera remis àl'acquéreur.
Estimation 4 000 - 5 000 €
Pino Pascali - Cavaliere Medioevale
Original 1965
Vente aux Enchères:
Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan -21 oct. 2007
- Paris
Numéro de lot:
1137
D'autres OEUVRES aux enchères
Description:
Pino PASCALI
(1935-1968)
CAVALIERE MEDIOEVALE, 1965
Technique mixte sur papier
Hauteur : 28 Largeur : 22 cm
Commentaire : Authentifié au dos par Monsieur Sandro Lodolo. Un
certificat de Monsieur Sandro Lodolo sera remis à l'acquéreur
Estimation 6 000 - 8 000 €
Sold for 3,718 €
Pino Pascali - Muffe
Original 1963
Vente aux Enchères:
Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan -2 avr. 2007
- Paris
Numéro de lot:
82
D'autres OEUVRES aux enchères
Description:
estimé:5 000 / 10 000€ adjugé: 6 200€ 82 a : pino pascali 1935-1968 muffe, 1963 technique mixte sur papier de soie et carton 25 x 30 cm (9,75 x 11,70 in.) un certificat de monsieur sandro lodolo sera remis à l'acquéreur “io son come un serpente ogni anno cambio pelle. la mia pelle non la butto ma con essa faccio tutto. quel che ho fatto di recente già da tempo mi repelle io, sono un punto a sinistra del foglio. traccio la i continuo in o salto alla s passo alla o percorro la n termino in o” “je suis comme un serpent chaque année je change ma peau. ma peau je ne le jette pas mais avec elle je fais tout. ce que j'ai fait récemment depuis longtemps me dégoûte io (moi), je suis un point à la gauche de la feuille je trace la i je continue avec le o, je saute à la lette s je passe à la o je parcours la lettre n je termine par o” (l'un des plus célèbres petits poèmes en rime composés par pino pascali dans les années soixante)
Pino Pascali - La Decapitazione Della Scultura
Original
Vente aux Enchères:
Sotheby's -6 oct. 2005
- Paris
Numéro de lot:
10
D'autres OEUVRES aux enchères
Description:
LOT
10
PINO PASCALI
1935-1968
LA DECAPITAZIONE DELLA SCULTURA
700,000—900,000 EUR
Lot Sold.
Hammer Price with Buyer's
Premium: 796,000 EUR
measurements
103 x 85 x 470 cm
alternate measurements
40 1/2 x 33 1/2 x 185 in
peinture sur toile tendue sur une structure en bois
Exécuté en 1966.
PROVENANCE
Collection Cesare Grazioli, Brescia
Studio Casoli, Milan
Collection Liliane et Michel Durand-Dessert, Paris
Akira Ikeda Gallery, Nagoya
Galerie Hans Mayer, Düsseldorf
CATALOGUE NOTE
Luvre de Pino Pascali porte la marque dune effervescence
créatrice exceptionnelle. Elle prend ses racines dans les nouvelles
recherches artistiques des années soixante et sétend de 1964 à
1968, date de sa disparition accidentelle prématurée. 1966 est une
année charnière dans ce parcours dune intensité fulgurante.
Né à Bari dans les Pouilles, région maritime de son enfance dont
toute son uvre porte lempreinte, il finit ses études à Rome en
1955-56, à lAcadémie des Beaux-Arts, où il suit le cours de
scénographie. Il travaille dans ce domaine, ainsi que dans la
publicité et le cinéma, en collaborant avec la RAI-TV. De nombreux
dessins nous viennent de cette époque, dont certains,
prémonitoires, annoncent les développements ultérieurs de son
uvre. En 1967, il refuse le contrat proposé par cette société. Il
a fait son choix, mais lexpérience nest pas sans importance. Elle
a inspiré la composante scénographique de son uvre, comme en
témoigne demblée le Teatrino
, qui louvre comme un
manifeste en 1964 ; elle a en outre initié Pascali aux nouvelles
tendances de lart contemporain qui se développaient à Rome autour
du neo-dadaism et du Pop Art et qui, à partir du « matiérisme » de
Burri, se caractérisaient par la recherche, chère aux futuristes,
dune régénération de la matière comme moyen dexpression.
Pascali lui aussi est animé du désir de repartir à zéro pour
construire de nouvelles images profondément liées au tissu culturel
et social : opérer des fouilles dans le quotidien pour récupérer
lobjet, le destituer de sa provenance et le replacer, transformé
par le geste et laction, dans la sphère des arts plastiques.
Mais Pascali va au-delà de ces tendances et ne sidentifie
pleinement à aucun nouveau mouvement. Si ses premières uvres se
réfèrent au Pop Art par la structure et le choix de limage, leur
composante ludique la transcende. Il dépasse les limites des images
de la consommation urbaine et se plonge dans un monde imaginaire
personnel de mythes, de fantaisie, démotions, et de jeux... Animé
par la force créatrice irrépressible dont il est le lieu, il
reconstruit la nature suivant les données de son univers intérieur.
Il réintroduit la composante sensible dans luvre dart au moyen
de la création manuelle de lartiste bricoleur - une « main
pratique, méditerranéenne, féminine », qui va à lencontre de la
pratique masculine de la productivité.
Entre 1964 et 1965, toujours inspiré par le Pop, il réalise les «
tableaux-objets », comme le Colisée
, les bouches et les
bustes de femmes. 1965 est lannée des Armes et des
Canons
, transposition des jeux de guerre de lenfant dans
lunivers adulte.
En 1966, il amorce le cycle des « fausses sculptures », où il
recrée un monde animal préhistorique complet avec les reptiles, les
dinosaures, mais aussi les rhinocéros, les girafes, les sauriens,
les mammifères marins, ainsi que la mer elle-même
Ils les a
reconstruits avec des formes simplifiées, entièrement modelées au
moyen dune toile tendue sur une architecture darcades en bois,
préalablement construite dans son atelier ; elles sont peintes en
blanc le plus souvent, en noir quelquefois. La composante
scénographique apparaît clairement dans ce cycle, qui doit sa
naissance aux décors du théâtre. Ce sont dénormes simulacres, une
véritable fable : « Plutôt que des uvres, elles étaient surtout
des environnements, des mondes habités par Pascali ; il était le
premier habitant vivificateur de ces environnements », dit Fabio
Sargentini.
En remplaçant le marbre traditionnel par une matière plus éphémère,
plus tendre et plus souple, plus animale et plus tactile, la toile
peinte, Pascali décapite déjà la sculpture classique.
Aussi est-ce bien La Décapitation de la sculpture qui
ouvre le cycle des « fausses sculptures », avant même les deux
autres décapitations, la Décapitation du rhinocéros et la
Décapitation de la girafe. Ni girafe, ni rhinocéros, ni
serpent, ni même dauphin, La Décapitation de la sculture a
une forme indéfinie, composite, qui se réfère à la sculpture sans
que le sujet soit identifiable. Le corps longiligne dun animal
repose sur trois modules évasés qui font office de pattes et
servent de point dappui au sol, suggérant lidée dune énergie
vitale qui adapte les formes à leur fonctions, comme si le
transformisme était aussi à luvre dans la création de Pascali.
Les trois modules sont réunis par une arête dorsale doucement
incurvée à partir du sommet de larrière-train, ce qui permet à la
sculpture de nous offrir une image en perspective même lorsquelle
est vue de face ; la section circulaire nous présente deux superbes
petites toiles jumelles tendues sur châssis et peintes en blanc,
dans la position dun livre grand ouvert : elles exhibent leur
forme de pomme coupée en deux dans le sens de la hauteur, en nous
interrogeant comme un miroir de voyage : « Je suis une fausse
sculpture, à ce quon ma dit, ça métonne
Et si jétais une vraie
peinture ? »
La tête proprement dite a une forme tout à fait inusitée : une
sorte de bec aplati en forme de fer de lance, une corne, un éperon,
ou peut-être le rostre acéré dun navire de guerre prêt à lassaut
? Imaginons-la restaurée à sa place supposée dorigine, et nous
voici encore plus troublés : un pélican, une licorne, un serpent,
car enfin, cette tête triangulaire et aplatie nous mène bien à lui.
De fait, avec son vide entre le corps et la tête, la sculpture nous
satisfait visuellement, car elle sapparente à une articulation, en
offrant limage dun dragon en train de brouter paisiblement ;
restaurée, elle nous dérangerait, ce qui prouve bien que la tête
imaginaire de lanimal est sentie intuitivement au niveau même du
vide : cette fille de la femelle de requin et dun serpent marin,
nous invite à méditer sur une rotondité crânienne perdue et un
cerveau reptilien des origines retrouvé :
« Le voilà donc lhomme à lencéphale dépourvu de protubérance
annulaire », se dit pensivement le promeneur qui déambule dans le
nouveau paradis qui lui est proposé
Dans sa quête des origines, Pascali cherche un âge dor à venir ;
on sent quil devine la nécessité de rétrograder jusque dans
lhistoire qui précède loccurrence de lhomme pour en trouver les
clés ; on voit bien quil y a en lui un être qui se souvient avoir
vécu sous la forme de requin dans les courants sous-marins qui
longent les côtes de lAfrique. Si les Armes sont une
approche de la nature de lart par limitation, les « fausses
sculptures », cherchent elles, lart de la nature, la forme
première : la sculpture comme activité naturelle, soumise à
limpulsion dune énergie vitale, vouée aux règles de lévolution,
et dont la décapitation serait une phase ultime et nécessaire ;
cependant, la tête décapitée préserve le cerveau reptilien des
origines.
La Décapitation de la Sculpture est une réponse poétique et
allégorique aux questions posées par la révolution de la sculpture
des années soixante. Elle met un terme au développement vertical de
la sculpture classique traditionnelle, telle quelle trouve son
aboutissement chez un artiste comme Giacometti par exemple, pour le
décapiter au sens propre du terme en lui proposant comme
alternative le champ de lhorizontalité ; ainsi, Richard Long et
les artistes du Land art, en proposant leurs parcours ou leur
marche dans la nature, renvoient eux aussi lhomme à une autre
notion spatiale, horizontale, de la sculpture, neuve et archaïque
tout à la fois.
Par ailleurs, La Décapitation
, comme la Mer
, est une
réponse de la main européenne à la main américaine qui poursuit
dans le même temps les mêmes recherches tout en parvenant à des
résultats analogues mais antithétiques : comment ne pas voir que la
Mer
, grande surface horizontale composée de 24 éléments
juxtaposés, est une réponse aux pièces que Carl André développe au
même moment ainsi que les autres artistes du Minimal dans lesprit
dune esthétique moderniste, industrialiste, conquérante et sans
état dâme
« Entre une feuille tressée pour former un verre et une coupe de
cristal gravé, je préfère la feuille. On aura beau dire et beau
faire. La société de consommation crée un objet. Lorsque les Noirs
façonnent un objet, ils créent une civilisation. Ils la créent à ce
moment précis, avec lardeur de lhomme qui découvre les
mécanismes, la science de lhomme qui découvre tout [
] Il faut
lardeur de lhomme qui na rien pour vraiment pouvoir créer
quelque chose. » (Entretien avec Carla Lonzi,1967)
Pascali est bien au cur de lArte Povera : nomade en mouvement
continu entre le passé de lenfance et celui des mythes humains
fondateurs, solidement sédentarisé dans le présent de lesthétique
contemporaine, il noue un inlassable dialogue entre ses différentes
sources dinspiration, pour recréer un univers, chercher une
nouvelle façon dêtre un homme : avec les « Eléments de la nature »
et la « Reconstruction de la nature » (1967 et 1968), il inventera
une civilisation humaine débutante, ludique et joyeuse, un paradis
pour enfants à limagination gourmande avec des Ponts
, une
Méridienne
, un Nid
, des Champs dirrigation
,
des Outils agraires
Mais il ny a pas de fin à la création de Pascali : il vit en elle
dune jeunesse éternelle et le spectateur rencontre à travers elle
lénergie fulgurante qui émane de chacune de ses uvres.
La Décapitation est bien plus que le chef-duvre fondateur
dune nouvelle esthétique. Placée au cur du labyrinthe
paradisiaque conçu par Pascali, elle sapparente au serpent de la
Genèse, gardien de larbre de vie, comme au Sphinx qui interrogeait
ldipe-Roi de Sophocle sur la spécificité de lhomme dans sa
relation à lanimal : on se souvient que dans sa précipitation à se
croire victorieux au moyen de sa seule raison, dipe conduisait au
désastre la civilisation quil avait initiée, la nôtre... Pascali
ressuscite le Sphinx en décapitant la sculpture, comme dipe est
contraint de se crever les yeux pour accéder aux dimensions du réel
auxquelles le despotisme de sa raison lavait rendu aveugle : le
cerveau reptilien du paisible Sphinx de Pascali nous propose des
clés que nous avons perdues et que lartiste nous incite à
rechercher pour donner une nouvelle réponse à la question : «
Quest-ce quun homme ? ».
Pino Pascali - Informale
Original 1964
Vente aux Enchères:
Poleschi -14 mai 2013
- Milan
Numéro de lot:
27
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