Jean Fautrier

France (Paris 1898Châtenay 1964 ) - Œuvres Wikipedia® - Jean Fautrier
FAUTRIER Jean Femme Nue

Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan /3 juin 2014
80 000,00 - 120 000,00
94 800,00

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1125

Quelques Oeuvres de Jean Fautrier

Extrait entre 1,125 œuvres dans le catalogue de Arcadja
Jean Fautrier - « Soleils »

Jean Fautrier - « Soleils »

Original 1956
Estimation:

Prix :

Numéro de lot: 64
D'autres OEUVRES aux enchères
Description:
Jean FAUTRIER « SOLEILS », 1956 Huile sur papier marouflé sur toile signé en bas à droite 50 x 65 cm Provenance : - Sidney Janis Gallery, New York - Collection particulière «Fautrier l’’’’ enragé» titre du livre que Jean Paulhan consacra à Jean Fautrier et qui résume la nature profonde du peintre. Enragé en effet, devant la barbarie du monde, l’’’’hypocrisie, devant les crimes de la sophistication imbécile. Enragé, sa peinture porte témoignage, parle pour lui, dit le monde, un monde d’’’’humanité et de colère. Enragée, elle est un exorcisme et la matière n’’’’ est pas seulement une facilité d’’’’expression ou la tragique profondeur d’’’’un geste. Comme la terre labourée, remuée, creusée, retournée, la peinture de Jean Fautrier ne donne ses fruits qu’’’’ après avoir été malaxée, remuée, pétrie, ravinée. Champs de bataille où s’’’’expriment vingt bleus, vingt rouges, vingt marrons, côte à côte, les uns sous les autres, les uns avec les autres, amalgamés, jusqu’’’’à devenir le bleu, le rouge, le marron idéal souhaité par le peintre. Le tableau est une formulation justement convaincante, qui se joue du temps, autant qu’’ ’’il joue avec lui, un surcroit d’’’’être, un climat spirituel qui ne se prête pas à l’’’’exhibitionnisme. Jean Fautrier ne produit pas dans le sens que nous donnons à la fabrication répétée : il exprime. Homme de refus, il rejeta loin de lui tout système, toute règle établie et le choix du sujet comme dans cette œuvre «Soleils» est une mise en évidence d’’’’un monde qui affronte le feu. Cette révolte picturale admirablement travaillée, est une tentative pour réintégrer le temps historique, le temps chargé d’’’’expérience humaine dans une matière picturale qui affirme son immatérialité cosmique, cyclique et infinie. Travail des volumes, affleurement des formes, mise au point d’’’’un lit de matière bleutée, mate, besoin de réduire le chromatisme au profit des contrastes de lumière et d’’’’ombre, favorisant ainsi la place stratégique de cette assise bleutée qui affecte les formes maçonnées dans leur organisation. Travail savant dont on ne perce pas le mystère. Technique étourdissante qui cependant ne saurait être le but essentiel du tableau. Le but essentiel étant de créer par la matière inerte, pétrie et repétrie, creusée et recreusée, une émotion sans laquelle le tableau n’’’’est rien. Ce tableau, peint en 1956 et titré «Soleils» est né d’’’’un besoin, d’’ ’’une urgence. En 1956, l’’ ’’histoire fait de nouveau irruption dans la vie de Jean Fautrier; c’’ ’’est Budapest, la Hongrie, les Partisans… Bouleversé, il veut hurler, crier à la face du monde son indignation et sa haine. Il le fera par l’’’’intermédiaire des tableaux auxquels il donnera le nom de Têtes de Partisans et qui par un silence habité de chair, crieront leur colère plus fort et plus longtemps que le peintre. Au centre de ce drame, Jean Fautrier peindra ce tableau «Soleils» parce qu’’’’il ne veut pas croire au mal éternel, parce que au fond du gouffre, au centre des carnages internationaux, il y a toujours un espoir. Il a toujours espéré, et ce tableau par son harmonie chromatique claire, par sa franchise, par son rayonnement souterrain en porte témoignage. Œuvre intériorisée à l’’’’extrême, «Soleils» jette son harmonie et son espoir de vie à la face même des bourreaux. Paroles colorées qui prennent le relai des mots et s’’’’élèvent bien au-dessus des idéologies dangereuses et des discours creux. Œuvre d’’’’où monte une lumière qui investit le moindre rehaut de peinture. Œuvre qui affiche la magnificence de sa minéralité pour aboutir à l’’ ’’impossible converti en réel. Tableau de la fureur et de la paix : à égalité.
Jean Fautrier - L'enfer

Jean Fautrier - L'enfer

Original 1930
Estimation:

Prix :

Prix Brut
Numéro de lot: 105
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Description:
JEAN FAUTRIER (1898-1964) L'Enfer (Mason 30, 31, 33, 35, 37, 39, 40, 42, 44, 45, 48, 49, 51, 52, 54, 55, 56, 59, 60, 61) Ensemble de vingt-deux lithographies en couleurs, 1930, sur vergé de Montval, bons à tirer, épreuves de travail avec de nombreuses annotations manuscrites de l'artiste à l'attention de l'imprimeur, signées au crayon, cadres L'ensemble: 28 x 38 cm. (11 x 15 in.) (22) Don de l'artiste à André et Madeleine Malraux Puis par descendance au propriétaire actuel Château de Sceau, Fautrier, Territoires du peintre, avril- juillet 1998, page 28 à 35 Martigny, Suisse, Fondation Pierre Gianadda, Jean Faurier, décembre 2004-mars 2005, page 176 à 196 SET OF TWENTY TWO LITHOGRAPHS IN COLOURS, 1930, ON VERGE DE MONTVAL, BON A TIRER, WORKING PROOFS WITH ANNOTATIONS AND SIGNATURE IN PENCIL, FRAMED
Jean Fautrier - Nature Morte Aux Poires Et Raisins

Jean Fautrier - Nature Morte Aux Poires Et Raisins

Original 1935
Estimation:

Prix :

Prix Brut
Numéro de lot: 137
D'autres OEUVRES aux enchères
Description:
Cette oeuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné de l'oeuvre de Jean Fautrier en préparation par Madame Marie-José Lefort, Genève. Provenance Collection particulière, Paris Jean Fautrier N. 1898-1964 NATURE MORTE AUX POIRES ET RAISINS SIGNED AND DATED 35; OIL ON PAPER LAID ON PANEL. EXECUTED IN 1935. signé et daté 35 huile sur papier marouflé sur panneau 65 x 81 cm; 25 5/8 x 31 7/8 in. Exécuté en 1935.
Jean Fautrier - Femme Nue

Jean Fautrier - Femme Nue

Original
Estimation:
Prix de départ:

Prix :

Prix Brut
Numéro de lot: 38
D'autres OEUVRES aux enchères
Description:
Description: Jean FAUTRIER 1898 - 1964 FEMME NUE - Circa 1919 - 1920 Huile sur toile Signée en bas à gauche "Fautrier" h: 73 w: 116 cm Provenance : Collection particulière, France Expositions : Paris, "Salon des Tuileries", 1924 Commentaire : Cette oeuvre est répertoriée dans les Archives du Comité Jean Fautrier Un certificat du Comité Fautrier sera remis à l'acquéreur OIL ON CANVAS; SIGNED LOWER LEFT
Jean Fautrier - « Les Grands Arbres »

Jean Fautrier - « Les Grands Arbres »

Original 1958
Estimation:

Prix :

Prix Brut
Numéro de lot: 67
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Description:
Jean FAUTRIER « LES GRANDS ARBRES », 1958 Huile sur papier marouflé sur toile signé et daté en bas à droite, contresignée,titrée et datée 58 au dos 114 × 146 cm Provenance : - Galerie René Métras, Paris - Galerie Apollinaire, Paris - Collection particulière, Paris Expositions : - « Jean Fautrier » Städtisches Museum, Leverkusen, 1958 - Trentième Biennale Internationale d’art, Venise, 1960, no 89, exposition rétrospective, Fautrier y obtint le Grand Prix de Peinture Bibliographie : « Jean Fautrier, pittura e materia », Palma Bucarelli, Milan, 1960, planche no 30 et reproduit sous le no 418, page 364 Informel : Tel est le mot qui immanquablement vient à l’esprit lorsque l’on parle d’une œuvre de Jean Fautrier. Peut-être faut-il prendre le terme inventé par Michel Tapie et qui s’appuie sur la philosophie existentialiste et la pensée orientale, dans un autre sens que celui de son étymologie. « Informel » étant fait de l’adjectif « Formel » précédé du préfixe négatif « In ». Tout Art par définition est fait de signes et de formes, l’œuvre de Fautrier ne saurait en être exempte, sans pour autant prendre en compte la forme des figures géométriques des abstraits du même nom, ou le dessin cursif des lyriques. À la matière est dévolue la mission d’évoquer. De sa masse surgira l’esprit hors duquel tout est lettre morte. N’y parvient pas qui veut et Fautrier lui-même a dû s’inventer une technique particulière à la fois ordonnée et gestuelle, sensible et secrète. Il nous propose sa vision de la nature. Cette interprétation monumentale, à la fois lyrique dans son sujet et technique dans ses empattements, révèle l’harmonie esthétique de sa vision créative. C’est le paysage des âmes qu’il tente de saisir : les branches et le feuillage agités par le vent qu’il représente au centre de la composition, figurent le côté tortueux de la nature, comme il a déjà représenté celui de l’homme. « Les Grands Arbres », l’un des plus grands tableaux de l’artiste (114 × 146 cm) qui au premier regard pourrait passer pour une superposition de couleurs est en fait conçu principalement par une épaisseur de blanc, délimitée et posée au pinceau ou au couteau, créant des empattements d’où surgissent des reliefs striés ramassés en crêtes, ravins et crevasses. Les parties de la toile non traitées par les empattements de blanc sont recouvertes d’un enduit brillant posé à chaud sur lequel est versée une poudre de pastel, aussitôt intégrée à l’enduit. En résultera une apparence nouvelle à la fois brillante et grenue à la manière d’un crépi sur fond verni. La couleur est posée ensuite en couches très minces, le dessin intervenant en même temps que la coloration superficielle pelliculaire du blanc par huile colorée. Cette technique nécessite une toile tendue sur châssis et recouverte d’une ou de plusieurs couches de papier aussi fortement collées que possible. Ainsi, composer « Les Grands Arbres » exprime tout l’extraordinaire vécu sensoriel de Fautrier. Ses jeux de couleurs sont éclairés par la lumière intérieure qui habite le peintre à cette époque de sa vie. À travers le mortier que constitue sa texture, cette œuvre exalte les effets d’une matière animant des organismes gestuels d’une force d’expression à la fois pathétique et fantastique, qui prend sa source dans la vie et s’épanouit dans le tableau. Mieux, il semble que Jean Fautrier dans ces « Grands Arbres » ait voulu tout rendre à la fois : à la terre son poids, à la nuit l’obscurité, à la cruauté sa tendresse, au jour son sourire, à l’âme sa part d’épaisseur. Tableau devenu monde élémentaire où la matière elle-même semble simple, indestructible et cependant presque indifférente à son propos, à l’image de ces promeneurs qui ont arpenté mille fois le même sentier, vu le même ruisseau, les mêmes cailoux, les mêmes mottes de terre, les mêmes arbres, et qui ne s’en soucient plus. Seuls les retient, un bref éclair le long d’une écorce, le pli d’une feuille, le frémissement d’une branche, l’agitation de l’eau. Dans son informalité la peinture de Jean Fautrier, à l’image du promeneur ne retient et ne révèle que ce qui suspend le sentier, le ruisseau, la pierre et l’arbre.
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