Cornette De Saint Cyr | ||||||||||||||||||||
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Some works sold by Cornette De Saint CyrHans Richter - Grey Brown Echo
Original 1965
Lot number:
X74
Other WORKS AT AUCTION
Description:
HANS RICHTER (1888-1976)
GREY BROWN ECHO, 1965
Huile sur toile marouflée sur panneau
Signée, titrée et datée au dos
35,5 x 39 cm
Numéro d'inventaire de la succession : 128
Expositions :
- Hans Richter, Finch College Museum of Art, New York, 1968
- Hans Richter, Byron Gallery, New York, 1968
Kees Van Dongen - Buste De Femme
Original 1916
Lot number:
125
Other WORKS AT AUCTION
Description:
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
BUSTE DE FEMME, NU, CIRCA 1916
Huile sur toile
Signée en bas au centre de la composition
64 x 46,5 cm
Un document du Wildenstein Institute indiquant que cette œuvre sera incluse dans le Catalogue Raisonné en préparation de M. Jacques Chalom des Cordes, sera remis à l’’’’aquéreur
Provenance :
Collection Particulière, France
KEES VAN DONGEN LA SEDUCTION
Une jeune femme nue, au corps étroit ponctué de petits seins écartés dont le visage élancé est traversé par deux grands yeux larges et perçants : cette description correspond en tout point au type féminin apprécié par Van Dongen. Il célèbre dans ce “Buste de femme”, la femme dans toute sa complexité en y apportant un inhabituel dépouillement dans la composition qui distingue ce portrait de la grande série réalisée par l’’’’artiste.
On y reconnait tout d’’’’abord l’’’’insatiable curiosité de l’’’’artiste pour le corps féminin, qui est apparue dès sa jeunesse lorsqu’’’’il fréquente le quartier chaud de Rotterdam, le Zandstraat, où la prostitution y est omniprésente et sans tabou. Cependant dans cette œuvre, la dimension sociale apportée par l’’’’artiste au début de sa carrière s’’’’est déjà effacée pour laisser place à une représentation plus “mondaine”, qui n’’’’est pas pour autant pas dépourvue de sous-entendus. Mais ce qui différencie véritablement ce portrait des autres portraits féminins réalisés par le peintre, c’’’’est sans nul doute la sobriété de la composition. La femme est représentée sans aucun atour, chose très rare chez Van Dongen, qui aime parer ses modèles de l’’’’époque de mille artifices, plumes, chapeaux, bijoux, prétextes à toujours plus de variations sur la couleur. Toutes ces œuvres sont rarement vues dans les Salons, elles étaient pour la plupart directement achetées par le galeriste Henry Kahnweiler, puis par la galerie Bernheim-Jeune, qui en 1916 signe un contrat avec le peintre.
Dans notre tableau, l’’’’artiste se livre véritablement à un exercice de virtuosité et de précision en juxtaposant les différentes tonalités de blanc. La véracité de la chair du corps, est rendue par l’’’’ajout au blanc de tons ocre et carmin. En 1908, les frères Leblond, critiques d’’’’art, notent que l’’’’artiste “recherche et décompose les harmonies de la peau rosée où il découvre des acidités vertes, des rouges de mandarines sanguines, des jaunes phosphoreux (…)”, qui animent et donnent vie au corps de ses modèles. Pour le peintre, la matière picturale a toujours une grande importance ainsi que la couleur au pouvoir évocateur très fort. Elle est à la fois “spirituelle et physique dans son impact”. La prédominance des dégradés de blanc, est extrêmement surprenante. Le corps de la femme semble se fondre dans cette harmonie. Comme si le tableau avait un pouvoir d’’’’absorption. La touche de l’’’’artiste est vivante, mouvante, le blanc est comme crémeux. Au même moment, Kandinsky insiste sur l’’’’aspect “gustatif” de la couleur.
Cette tonalité uniforme est tranchée dans le vif par le trait élégant du Maitre, qui cerne le corps souple et élancé de son modèle d’’’’une ligne turquoise. Cette nuance, ne se veut pas représentative de la réalité. Elle crée un halo particulier autour des formes, qui reflète l’’’’expression d’’’’une certaine retenue de la femme face à la vulnérabilité de sa nudité. Les futuristes étaient alors eux aussi intéressés par cet effet de décomposition et de rayonnement de la lumière. Dès 1909, Van Dongen avait placé dans son atelier de la rue Saulnier à Montmartre, une lampe électrique qui éblouissait ses modèles. Dès lors les tons crus étaient favorisés par le peintre, aux dépens d’’’’un juste rendu de la réalité. Cette ligne serpentine de couleur émeraude guide inévitablement le regard vers les couleurs chaudes du tableau qui encadrent le visage.
Le corps ainsi dessiné, parait se mettre au service d’’’’un visage à la fois délicat et intense : son ovale précis proche de celui de Matisse, les yeux grands ouverts en forme d’’’’amande, l’’’’arcade sourcilière marquée par deux traits fins qui suivent la forme ovoïde des yeux dont l’’’’un des traits se prolonge et souligne l’’’’ arrête du nez. Les couleurs vives ; de la chevelure auburn flamboyante, des lèvres fines rehaussées d’’’’un rouge éclatant, et des pommettes légèrement fardées d’’’’un rose pâle, ne sont pas sans rappeler la période fauve de l’’’’artiste.
Par sa coiffure originale, l’’’’inconnue paraît identifiable. Ses cheveux tressés puis ramenés en forme de couronne autour de la tête, évoquent les coiffes byzantines. Dans les années 1910-1920, les danseuses portaient ce genre de coiffure, rappelant un certain exotisme et Van Dongen adore peindre ces égéries de la mode et du monde du spectacle, qui rythment la vie nocturne parisienne au début du XXème siècle.
Fascinant, le regard frontal, direct et séducteur de la jeune femme, crée un lien intense, une intimité très forte avec le spectateur. Il démontre la maîtrise et le talent de l’’’’artiste à rendre de façon très intense, l’’’’intériorité et la personnalité de ses modèles. Le regard de cette inconnue est à la fois tendre et animal. L’’’’artiste joue sur cette dualité entre jeunesse et provocation. “Van Dongen représente la contradiction entre la personne autonome et l’’’’instrument de plaisir”. Il est à la fois fasciné par ce pouvoir absolu qu’’’’exerce la femme sur celui qui la regarde, et par cette idée de jeunesse, d’’’’innocence consumée, que l’’’’on retrouve dans nombre de ses œuvres.
Ainsi, ce portrait porte en lui une certaine forme de dualité propre à la femme. Le blanc y a toute une symbolique, représentant l’’’’innocence et la pureté de la jeunesse. Il traduit également une nudité pleine de fraicheur. Toutefois derrière cette impression d’’’’ une certaine pudeur, la pose frontale, le regard direct, flamboyant et le léger sourire, ne sont pas sans évoquer le côté provocant qui anime cet être. La femme parait “physiquement disponible mais totalement inaccessible psychiquement”. Tout le talent de l’’’’ artiste réside dans cette dissociation entre chair et âme, immédiateté de la couleur et profondeur “d’’’’une vie intérieure sans atteinte”.
Van Dongen, souvent décrit comme un peintre fougueux, extravagant dans son comportement et dans sa peinture, est l’’’’un des artistes fauves, avec Derain, qui a poussé le plus loin, la couleur dans sa toute-puissance colorée.
Le talent du Maitre devient absolu lorsqu’’’’à l’’’’issue de cette expérience fauve, il choisit d’’’’exposer dans cette œuvre pure, spontanéité et immédiateté, l’’’’essence même du “plaisir pris dans la présence du corps féminin”, avec une expressivité pleine de signification symbolique.
Lucina Savelli
Extraits cités des catalogues d’’’’expositions :
-“Van Dongen, le peintre”, Musée d’’’’Art Moderne de la Ville de Paris, 1993, commissaires : Suzanne Pagé et Françoise Marquet.
- “Kees Van Dongen”, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse, 2002, commissaire : Daniel Marchesseau.
-“Van Dongen : fauve, anarchiste et mondain”, Musée d’’’’Art Moderne de la Ville de Paris, 2011, commissaires : Anita Hopmans, Sophie Krebs, Fabrice Hergott.
KEES VAN DONGEN ATTRACTION
A young naked woman, whose slender body is ponctuated by wide apart small breasts and whose narrow face is crossed by large piercing eyes ; this description corresponds in every aspect to the female ideal which was Van Dongen’’’’s. In this “Buste de femme” he celebrates the complex concept of womanhood, whilst presenting an unsusual starkness in the composition which makes this portrait distinct from those of the large serie of portraits by this artist.
What appears foremost in this painting is the insatiable curiosity of the artist for the female body. It dates back to his youth, he was a frequent visitor of the Zandstraat in Roterdam where prostitution was omnipresent and seen without taboo. In this painting, however, the social context he had introduced in his paintings at the beginning of his career has already disappeared and been replaced by a more “fashionable” representation. This approach is nonetheless not devoid of insinuations.
What truly differentiates this portrait from other feminine portraits he made, is without doubt the sober composition. Here woman is shown without any finery which is very rare forVan Dongen who loved at that time to adorn his models withh a great number of accessories, feathers, hat, jewels all pretence for colour variations. These works were rarely shown in the Salons.They were mostly directly bought by the gallery owner Henry Kahnweiler and by the Gallery Bernheim-Jeune who signed a contract withVan Dongen in 1916.
In this painting, the artist’’’’s exercises his virtuosity and precision by juxtaposing several shades of white. The fiesh is truly rendered through whites being added to ochre and carmin. In 1908, the Leblond brothers art critics, noted that the artist “seeks and breaks down the harmonies of pink fiesh and brings out acid greens, tangerines reds, phosphorous yellows (…)”, which give life to the models’’’’ bodies. For this painter the pictural matter is of great importance and so is the evocative power of colour. Its impact is at once “physical and spiritual”. The predominance of gradations of whites is amazing. The woman’’’’s body seems to melt in this harmony.As if the painting absorbed it.The artist touch is lively, the white is creamlike.This was the period when Kandisky underlined the “gustative” aspect of colour.
The tonal uniformity is sharply cut by the elegant stroke of the artist which draws the supple and slender body of the model with a turquoise line.This shade has nothing to do with reality. It creates a particular halo which translates the reserve which the girl feels in her vulnerable nakedness. The futurists were at that time also interested in the break down and power of lightrays. As early as 1909 the electric lamp which Van Dongen placed in his atelier rue Saulnier in Montmartre dazzled his models. Later on the garish hues favoured by the artist went against a true rendering of reality. Here the serpentine emerald line leads the eye to the warm colours that frame the face of the model.
The body drawn in this fashion enhances the face : delicate and intense, it is oval like Matisse’’’’s, with almondshape wide open eyes, fine lines marking the eyebrows and following the ovoid eyes. One of the eyebrow is lenghtened to shape the nose. The vivid colours : auburn fiaming hair, fine lips set off in bright red and the cheekbones lightly tinted with pale pinks recall the fauvist period of the artist.
The original hairstyle of the unknown model give a hint as to her identity. Plaited hair drawn in a crown around the head evoke byzantine hairstyles. In the 1910-20 dancers favoured this type of exotic hairstyle and VanDongen loved to paint these fashion or entertainment “muses” which animated Parisian night life at the beginning of the XXth century
The direct,seductive, frontal gaze of the young woman, creates an intense, deep and personal link with the onlooker. This demonstrate the masterly talent of the artist to translate the intimate personality of his models. The gaze of this stranger is at once tender and animal. The artist plays on this duality of youth and provocation. “Van Dongen illustrates the contradiction of being at once an autonomous person and an instrument of pleasure.” He is fascinated by the absolute power a woman exerts on the onlooker and by the idea of youth and consumate innocence, we found in many of his works.
Thus this portrait carries a certain form of duality pertaining to women. The white tonality is here a symbol of this innocence and purity of youth. It also represents a fresh delicate nudity. Beside this impression of modesty, however, the front pose, the direct gaze, the bright light smile, do evoke the provocative aspect of this person. The woman appears physically accessible and yet her psyche is totally inaccessible. The artist talent lies in this dissociation between fiesh and soul, the immediacy of the colour and the depth of “an untainted inner life”.
Van Dongen often described as hotheaded, extravagant in his behaviour and painting is, together with Derain, the Fauvist who went furthest in the power of expression of colour.
The talent of this Master became absolute when at the outcome of his Fauvist experience he chose to demonstrate in this limpid work with immediacy and spontaneity, the very essence of “the pleasure which the presence of a feminine body gives”. He imbued it with symbolical meaning.
Estimation sur demande
Andy Warhol - Mao
Original 1974
Lot number:
895
Other WORKS AT AUCTION
Description:
ANDY WARHOL (1928-1987)
MAO, 1974
(Feldman & Schellmann, II, 125A)
Sérigraphie en couleurs sur papier (wallpaper)
Bill Miller's Wallpaper Studio
Factory Additions Editeur, New york
Réalisée pour l'exposition Warhol au Musée
Galliera à Paris du 23 février au 18 mars 1974
205 x 94 cm
Provenance :
- Collection Madame Dane, ancienne directrice du
Musée Galliera à Paris
Bibliographie :
- Andy Warhol retrospective, Catalogue d'exposition à
l'occasion de la retrospective Andy Warhol au MOMA
à New York, 1989.
OEuvre reproduite en page 332.
- Andy Warhol, La vie et les Chefs-d'oeuvre, Eric
Shanes, New York, 2004.
OEuvre reproduite en page
164 de l'ouvrage.
- Andy Warhol, David Bourdon, Flammarion, Paris,
1965.
OEuvre reproduite en page 319 sous le numéro
248 de l'ouvrage.
Gudmundur Erro - In Front Of New York
Original 1974
Lot number:
21
Other WORKS AT AUCTION
Description:
GUDMUNDUR ERRO (NE EN 1932)
IN FRONT OF NEW YORK, 1974
Huile sur toile
Signée et datée au dos
95 x 150 cm - 371/2x 59 in.
Un certificat de l’’’’artiste sera remis à l’’’’acquéreur
Expositions :
- Erro Chinese Paintings, OK Harris Gallery, New York, 1976
- 06 Art 76, exposition itinérante organisée par le Musée National d’’’’Art Moderne, Paris (commissaire : Pontus Hulten), University Art Museum, Berkeley, University of Houston, Neuberger Museum, New York, Musée d’’’’Art Contemporain, Montréal, Oslo Museum, 1976
Minnie Jones Evans - Sans Titre (lions)
Original 1967
Lot number:
229
Other WORKS AT AUCTION
Description:
MINNIE EVANS (1892-1987)
SANS TITRE (LIONS), 1967
Mine de plomb, encre, crayons de couleurs, tempera et peinture dorée sur papier
Signé en bas à gauche
Contresigné et daté au dos “Feb 1967”
34,3 x 28,5 cm -131/2x 111/4in.
Provenance :
- Collection Dorothea Silverman
- Collection particulière, Paris
Exposition :
- Minnie Evans: Paintings and Drawings, Luise Ross Gallery, New York, 2011
Bibliographie :
- Minnie Evans: Paintings and Drawings, Luise Ross Gallery, New York, 2011. Œuvre reproduite dans la catalogue de l’’’’exposition
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